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La narratrice, elle-mĂȘme Ă©crivain, se remet difficilement de son veuvage lorsquâelle rencontre Alexandre, sĂ©duisant cinquantenaire ayant eu de nombreuses aventures amoureuses. Ils habitent Venise tous les deux. Le roman fait vivre la naissance de la passion entre ces deux ĂȘtres assez dissemblables (elle, exaltĂ©e, possessive, envahissante, lui, trĂšs attachĂ© Ă ses habitudes et Ă son indĂ©pendance). Puis nous assistons au dĂ©clin de leur emballement et Ă la rupture qui ne sera peut-ĂȘtre pas dĂ©finitive.
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Dominique Muller dissĂšque minutieusement les sentiments de son hĂ©roĂŻne qui constate elle-mĂȘme son impuissance Ă retenir son amant et Ă lutter contre une femme plus jeune et plus attirante. Est-ce Ă cause du sujet tant de fois ressassĂ©, cette dĂ©marche introspective sur lâillusion amoureuse nâoffre quâun intĂ©rĂȘt restreint. On y retrouve des âbavardages lassantsâ dĂ©jĂ signalĂ©s dans Les MalgrĂ©-nous (N.B. oct. 2003). MĂȘme le dĂ©cor de Venise nâarrive pas Ă colorer le rĂ©cit !