Arnold est un petit garçon qui se sent tout petit, « immensément petit » quand il regarde le ciel par une belle nuit d’été, mais aussi « immensément immense » sur ses très, très, longues jambes quand il parvient à jongler avec trois chaussettes à la fois ! Tantôt triste, tantôt joyeux au point d’aimer la terre entière et « même (sa) sœur ». Capable de dire Non à tout, de répondre Noir si on lui dit Blanc. Capable aussi de commencer plein de trucs qu’il ne finit jam(ais)… Bref, un enfant !
Chaque situation correspondant à un de ces états d’âme est illustrée comme un cartoon, dans un jeu raffiné de trois couleurs seulement, avec un grand souci du détail et une bonne dose d’humour. Le texte est à l’avenant, plein d’entrain et spirituel. La graphie enfin est sans aucun doute l’élément le plus réjouissant : Arnold, le prénom du héros de l’histoire, se prête à tous les jeux d’écriture : on peut allonger le O : ArnOOOOld, rouler les r : ARRRRnold, barrer le tout : Arnold, effacer progressivement les finales Arn… pour exprimer, d’une autre manière que par l’image, tout ce qu’Arnold peut être en restant ce qu’il est ! (C.B)