Brouillard au Pont de Bihac

OPPEL Jean-Hugues, GERMAIN Gabriel

Bihac, ex-Yougoslavie, un immeuble en ruines. Au sommet, un sniper planqué vient de blesser l’enfant courant sur le pont, un truc pour attirer ses proches, et les abattre ! Au sous-sol, deux audacieux s’agitent qui veulent exfiltrer un fourgon coincé là depuis des mois, bourré de devises et titres au porteur. Autour, les soldats de l’Onu patrouillent pour tuer, eux, le temps ! Le brouillard tombe sur la ville, et les actions se carambolent.

Le second titre – 58 minutes – met en scène un mercenaire sans âme payé par des terroristes. À l’aéroport, juste avant l’embarquement, il échange un ours en peluche piégé avec celui d’une petite fille et regarde, imperturbable, s’envoler l’avion….

 

Noirs, très noirs, ces deux récits brefs et directs  sont adaptés des nouvelles éponymes de Jean-Hugues Oppel. Protagonistes et décors ressortent en aplats blancs et quelques traits sur les pages et leurs marges.  Un dessin impressionnant d’une noirceur sans concession à l’image des sujets abordés.