Un jeune comptable, Griffith, vient vérifier les registres d’un asile psychiatrique isolé. L’atmosphère de cette énorme bâtisse semble vite inquiétante : directeur bizarre, comptes invraisemblables, masques effrayants aux fenêtres… Bientôt, déchaîné par l’orage, un terrifiant cortège de fous pourchasse Griffith d’étage en étage. Il fuit, échappe aux « soins » de médecins délirants, croise des cadavres mutilés, se fait presque rattraper par la horde hurlante, explore d’autres pièces vides qui contiennent ses propres souvenirs – enfance ignoblement traumatisée, mariage malheureux. Le génie des lieux voudrait, avant de « transformer » Griffith, annihiler sa mémoire. Et voici l’atroce Monsieur Rire qui arrive… Salomon de Izarra, né en 1989, doctorant et joueur de guitare dans un groupe de Metal rock, exploite une imagination morbide pour créer des scènes d’horreur fantastique dans la meilleure tradition : enfermement, environnement maléfique, folie, massacre. Chaque tableau de son sinistre récit « gothique », atrocement et soigneusement circonstancié, voudrait renvoyer aux terreurs de l’enfance, sans vraiment y parvenir. Les scènes s’enchaînent souvent mal et cette hésitation dissipe l’angoisse précédemment suscitée. Quelques détails incongrus, excessifs ou naïfs interrompent le cauchemar. Et le recours final à l’inconscient tourne un peu court. Mais si on a très envie de se faire peur… (M.W. et M.S.-A.)
Camisole
IZARRA Salomon de