Avant il était Julien, maintenant il est Hugo. Avant, il était un enfant mutique, fuyant, autiste. Grâce à sa mère écrivain et au théâtre, il a appris à interpréter le rôle d’un garçon – puis d’un homme – « normal », adapté au jeu social. Il est devenu Hugo, l’« imposteur ». Mais il se défend d’être un simulateur, ce dont il a été souvent accusé après avoir écrit le récit de son enfance différente (L’empereur c’est moi). Il retrace son difficile passage à l’âge adulte : conquête de son indépendance, paternité précoce, médiatisation brutale de son premier livre, amours contrariées. Hugo Horiot se raconte, sans plainte ni complaisance, dans un style incisif, parfois dur, où idées et images se bousculent. Il évoque avec tendresse sa mère, la naissance de son enfant et son expérience vitale de comédien. Un livre un peu mince, en dépit de sa sincérité et de beaux éclats d’écriture. (T.R. et A.Le.)
Carnet d’un imposteur
HORIOT Hugo