Déguisé en lapin rose, le petit garçon cherche à se faire oublier lors d’une fête organisée par des enfants costumés en pirates. Parti chercher la fille chargée des boissons, il la retrouve dans des sous-sols qui abritent des jouets cassés, maltraités, abandonnés, doués de vie cependant et conduits par le capitaine Nakimbras. Il s’agit de ne pas se faire repérer.
Univers inquiétant de tunnels sombres, jonchés de morceaux de jouets disparates, peluches borgnes, poupées tondues, automates inquisiteurs. La culpabilité des deux enfants tortionnaires aux yeux énormes éclate face à des jouets en furie peints en couleurs fortes, personnages dont les formes rondes envahissent tout l’espace des cases. Un graphisme expressionniste au service d’un récit fantastique à la fin à peine rassurante.