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Dans ce quatrième roman, (Jeux d’ombre, N.B. juin 2000), présenté comme un « thriller professionnel », Patrick Villemin met en branle une mécanique de manipulation dans le monde de l’entreprise. Le juriste d’une DRH se voit forcer par le président d’une société pharmaceutique – promise à une prochaine fusion absorption – d’entrer dans une machination visant à déstabiliser son patron direct.
Ce jeu de vilains – qui entend dénoncer les manoeuvres machiavéliques du Capital – ne suscite guère le frisson. La sensation forte de suspense, qu’il est censé faire éprouver, se perd dans une inutile complexité et une écriture par trop plate. Henri Choiseul, le benêt pris dans cet engrenage et ses angoisses de perte d’emploi, écartelé entre bureau et famille, n’excite ni compassion, ni véritable intérêt : c’est une marionnette dans un dispositif narratif fade.