« Et vous, vous faites quoi pour la fin du monde ? » C’est ainsi que William Andy commence son émission télévisée, burlesque, iconoclaste et populaire. Elle se double bientôt d’un site Internet tout aussi déjanté. Parti de rien, William accède à l’univers de la “branchitude” absolue, tout en restant un garçon très simple, fidèle à ses deux copains complices et à sa petite amie. Il tente une carrière planétaire de rock star et bientôt, adulé tel un dieu vivant, crée sur la toile une religion « open source », où tout un chacun peut donner sa vision de la fin du monde. Les hommes l’ont accélérée… maintenant que le moment est venu, comment amortir le choc, comment « coacher » l’apocalypse ? Ce récit, à la composition et à la syntaxe déstructurées, est souvent très drôle. C’est un peu « l’eschatologie pour les nuls ». Il faut accepter que le vocabulaire soit malmené, truffé d’anglais, emprunté à la High-tech et aux mondes virtuels. Si l’on n’aime pas ce parti pris, la lecture peut se révéler laborieuse.
Comment devenir un dieu vivant
BLANC-GRAS Julien