Mariolina, six ans, ne rêve que de danse. Elle est inscrite à un cours de danse classique et souhaite devenir danseuse professionnelle. Un seul obstacle, des pieds trop grands et le choix de chaussons de pointes trop petits. Pendant huit ans, deux fois par semaine et trois heures d’affilée, elle subit la direction de « Madame », stricte et parfois sadique. De son côté, le père de Mariolina désire faire de sa fille une musicienne, lui imposant, dès son plus jeune âge, un programme musical très lourd. Une occasion de s’affirmer tourne court quand le Théâtre royal cherche douze danseurs figurants. C’est la fin d’un rêve : tout lui semble faux, elle découvre un monde factice, ridicule, et se révolte.
Devenir danseuse étoile, un rêve partagé par de nombreuses petites filles… S’agit-il de souvenirs personnels ? Le narrateur s’incarne dans la personne de Mariolina, l’écriture du « Je », très descriptive, se perd dans les détails, qu’il s’agisse des leçons de danse, des pensées intimes de l’héroïne ou du comportement obsessionnel de sa grand-mère. Un récit qui n’avance pas, parfois lassant.