Un crématorium, en Angleterre. S’y déroule la cérémonie funéraire d’Eleanor Melrose, la mère de Patrick. Suit un buffet, et Patrick de soliloquer… C’est court… mais maints personnages, amis de la défunte ou membres de la famille rivalisent avec les souvenirs du passé pour évoquer le drame d’un enfant élevé dans le luxe, sans tendresse ni bon sens, et lâché à l’âge adulte sans argent, mais avec des réminiscences destructrices.
Beaucoup de psychiatres dans cette histoire ! Cinquième et dernier volet de la saga des Melrose, satire élégante et cruelle d’un milieu aristocratique, Enfin aborde avec drôlerie les drames les plus atroces, et la mort, évoquée avec appréhension dans Point de fuite (NB mars 2002) est ici soulagement… Un grand talent d’écrivain, obsédé par son histoire personnelle et la transformant en comédie de moeurs. On ne s’ennuie pas ; on rit souvent, d’un rire féroce, amer, grinçant.