Entre rires et larmes.

WILLETT Marcia

Brigid a aménagé la ferme héritée de son père dans le Devon en gîtes ruraux. Quoiqu’elle éprouve un solide ressentiment pour sa mère qui l’a abandonnée enfant, elle l’a accueillie dans un de ses cottages. Brigid est une personne sensée, compétente, généreuse. Que ce soit pour garder le chien de Théa, engager ses biens pour Jenny ou réconforter Louise qui sombre dans une dépression nerveuse après la perte d’une petite fille de trois ans, Brigid vient au secours de ses amies. La solidarité féminine est le point fort de ce roman. Les hommes aussi sont assez sympathiques, en particulier Alexander qui n’attache aucune importance aux questions matérielles. Déjà dans Une semaine en hiver (N.B. fév. 2004) le lecteur se laissait prendre au charme des vieilles demeures de la campagne anglaise. Il retrouvera avec plaisir les promenades dans la lande, le rituel du thé qui remédie à toute situation critique, l’amour des animaux de compagnie. L’humour, toujours sous-jacent, agrémente ce roman au titre bien choisi.