Fanny (Goldendogs ; 1)

DESBERG Stephen, GRIFFO

Fanny veut être une déesse. Déjà son tarif est hors de prix. Aussi est-elle aussitôt partante lorsque James Orwood lui propose d’intégrer la bande des Golden Dogs qu’il crée pour concurrencer les Black Birds. Il lui reviendra le rôle d’agent de renseignement et d’appât, en quelque sorte de premier violon dans le quatuor de brigands où les deux autres instruments sont tenus par Lucrèce, évadée de prison pour la circonstance, et Lario, le castrat mal opéré qui tua jadis à Venise sa maitresse et l’amant de celle-ci. Les quatre compères se lancent dans la cambriole avec succès, au grand dam du juge Aaron, grand pourfendeur du vice. Le premier objectif de Fanny sera de se venger du traitement humiliant que lui a fait subir Shelley, le chef de la bande rivale.

Premier d’une série de quatre, ce volume présente les protagonistes en commençant par Fanny, prostituée dès 15 ans, héroïne ambigüe aux yeux verts brillants sous une généreuse chevelure rousse. Il situe ces aventures dans les bas-fonds d’une Angleterre victorienne et contrastée. Même si les scènes se tiennent, bien servies par un dessin expressif et classique, ce premier tome pèche un peu par manque d’action, que l’on espère trouver plus échevelée dans les tomes suivants.