En récupérant des affaires de famille après la mort de sa mère, Dominique trouve une photo de la fin du XIXe siècle où la jeune fille qui la fixe lui ressemble étrangement. Pour cette célibataire introvertie, que seule la nature inspire, débute alors une quête de celle qu’elle imagine être son arrière-grand-mère. L’instantané provient d’une série de clichés médicaux pris dans le service du professeur Charcot, célèbre clinicien spécialisé dans l’hystérie, à l’hôpital de la Salpêtrière.
La maladie mentale d’hier fait écho au mal-être de la narratrice dans une recherche d’identité morbide. Le travail sur l’hystérie fourni par Angélique Villeneuve (Age mental, NB octobre 2001) n’apparaît que par bribes fantasmatiques au fil d’un long soliloque. Ce court roman qui s’apparente à une longue nouvelle diffuse un sentiment prononcé de solitude et de tristesse, son histoire fragile ne laisse guère de trace.