Juillet 1916, Paris. Une jeune chanteuse de café-concert est séduite par un aviateur bellâtre. Le Théâtre aux Armées fournit l’occasion à l’amoureuse sans nouvelles de le rejoindre en Macédoine. Mais Dora doit se battre pour reconquérir son amant d’une nuit qui a le coeur ailleurs. Le mécanicien clarinettiste du quintette où elle chante lui apprend à piloter et l’intrépide artiste n’hésite pas à s’envoler pour tenter de sauver son aviateur dont l’avion a été abattu.
L’histoire est romantique et se suit avec intérêt d’autant que les péripéties ne manquent pas. Certaines paraissent “gratuites” ou mystérieuses mais trouveront leur sens dans les albums suivants, comme permet de le comprendre le deuxième tome publié à la même date (voir analyse suivante). Après Le Décalogue, une série “verticale” qui remontait le temps, le scénariste Giroud propose avec Quintett une série “horizontale” dans un temps figé, qui se focalise tour à tour sur chacun des musiciens de l’orchestre. À chaque tome, un personnage, avec sa vision des choses, subjectivité renforcée par un style graphique différent. Un projet passionnant et original qui débute bien.