À Rome,Piero, fils de famille bourgeoise, marié, converti au catholicisme pur et dur, travaille dans une maison d’édition d’extrême droite sur le point de publier un livre explosif sur Jean-Paul II. Écartelé entre ses certitudes et son obsession pour les jolis seins de sa belle-soeur, il part seul pour Paris où il est employé par un Juif italien dont la nièce éveille à nouveau son penchant pour le sexe… Quel roman déroutant : on balance sans arrêt entre sourire et agacement. Sourire parce qu’il y a un certain humour dans le portrait de cet homme compliqué, pris au piège de contradictions ingérables et inconciliables, entre ses fantasmes érotiques et son penchant récurrent pour la religion. Agacement parce que le réel talent de conteur de Francesco Pacifico est gâché par les interminables élucubrations de son personnage, ses vagabondages, ses divagations qui vont jusqu’à s’inventer un double porté sur le sexe et l’argent, seul moyen de s’accepter. Pas inintéressante mais trop bavarde, cette narration introspective, à l’écriture très dense, laisse sur un sentiment de confusion.
Histoire de mon innocence
PACIFICO Francesco