Sans collègues ni supérieur hiérarchique, ne recevant ni courrier ni appels téléphoniques, « perdu » suite à une restructuration de la société qui l’emploie, Janvier décide de continuer à se rendre tous les jours à son travail. S’occupant comme il peut : il arrose la plante verte du bureau, relit des journaux, fait des photocopies, rédige de courts poèmes et se découvre une nouvelle vie paisible qui lui convient, une certaine identité, et finalement il semble heureux. Mais jusqu’à quand ? Cette petite histoire plutôt loufoque donne l’occasion à son auteur (Voyager léger, NB mars 2008) de se livrer à quelques réflexions sur la vie quotidienne dans nos sociétés modernes, sur le destin, la capacité d’adaptation et de créativité qui peut se révéler même chez un individu lambda. Faisant preuve aussi d’une certaine ironie vis-à-vis du monde des entreprises privées, il tente de nous intéresser aux activités et à la modeste personnalité de son héros. Son style plutôt alerte rend l’exercice un peu moins ennuyeux. (P.B. et M.Bi.)
Janvier
BOUISSOUX Julien