Je m’appelle America

FRANK E.R.

America se retrouve à 15 ans dans un centre spécialisé après une tentative de suicide. Il est pris en charge par le Docteur B. Malgré les réticences du jeune ado à se confier pour éviter que des souvenirs trop douloureux ne fassent surface, le psychologue prend le temps d’apprivoiser le malade.

 

La construction, alternant les chapitres « avant » et « maintenant », retrace la vie de l’adolescent par petites touches, son enfance en famille d’accueil, son retour chez sa mère toxicomane, la découverte de la violence comme moyen de protection ou de faire-valoir, la trahison et les abus sexuels, et met en exergue le travail sur soi effectué avec l’aide des soignants. Un sujet sensible, des personnages attachants et une approche psychologique qui rappelle que le retour à la confiance fait fi parfois des contraintes de temps et de coût pour la société. Le scénario type d’une reconstruction réussie… Les difficultés ne sont néanmoins ni escamotées ni minimisées.