Jennie

PRESTON Douglas

Lors d’une mission au Cameroun, Hugo Archibald professeur en anthropologie assiste à la naissance d’une petite femelle chimpanzé dont la mère est en train de mourir. Il décide de la recueillir, la nomme Jennie et l’élève avec ses enfants à Boston. Jennie imite les humains et se comporte de plus en plus comme son « frère » et sa « soeur ». Cette évolution attire l’attention d’une primatologue qui souhaite lui apprendre le langage des signes, une décision qui va avoir de graves conséquences…  À partir d’un fait réel, Douglas Preston (Le projet K, NB janvier-février 2016) s’intéresse à l’évolution d’une guenon coupée dès sa naissance de toutes ses origines et traitée comme un enfant-roi, chouchoutée et objet de toutes les attentions de parents sensibles et dépassés. Cherchant à démontrer la proximité comportementale de l’homme et du chimpanzé, génétiquement proches à 99%, l’auteur mixte étroitement et plutôt habilement extraits de biographie, digest de publications scientifiques contradictoires et anecdotes fictionnelles. Ce cocktail sans suspense de témoignages, d’interviews et d’imaginaire, désoriente le lecteur pourtant intéressé par le thème et qui ne peut différencier le réel du romanesque. Il affaiblit aussi une conclusion suggérant de rester prudent avec les barrières d’espèce. (J.M. et C.R.P.)