Sauveur a écrit très jeune un roman qui a fait scandale et lui a valu d’être mis au ban de la société. Délaissé par sa mère, sans domicile, il rencontre Antonin, personnage énigmatique avec lequel il passe quelques jours dans un blockhaus abandonné. Antonin est assassiné. Soucieuse de connaître la vérité sur le meurtre de ce cousin qu’elle aimait, sa cousine Nadège invite Sauveur dans son château de la Folardie. Elle souhaite faire réaliser un film sur lui et amène Sauveur à fouiller dans sa mémoire.
Ce récit d’un homme blessé par l’existence, marqué par la mort de sa soeur jumelle et qui mène une vie errante, est empreint de fantasmagorie. Pierre Lepère développe entre Sauveur et Antonin un monde où réalité et fiction s’entremêlent, où les hallucinations sont incessantes. L’auteur (La gloire est un éclat de verre, NB juillet 2002) écrit ce long monologue ténébreux en un style extrêmement châtié, mais le récit n’en reste pas moins d’un accès ardu.