La guerre amoureuse

ROUART Jean-Marie

Le narrateur vient participer, sans enthousiasme, à une conférence de critique littéraire en Finlande. Partagé entre agacement et morosité, il s’apprête à s’ennuyer quand survient Héléna, une jeune et jolie étudiante. De la connivence littéraire à la complicité amoureuse, il n’y a qu’un pas, assez vite franchi dans l’éblouissement d‘une nuit partagée… Elle le retrouve à Paris, prétextant ses études. Et le quinquagénaire amoureux découvre, au fil des jours, les affres de la passion…

 

Sur fond de vie culturelle et de mondanités, Jean-Marie Rouart (Cette opposition qui s’appelle la vie, NB juillet 2009) fait le portrait d’un homme qui s’entête dans une liaison malheureuse. Les références au romantisme de Benjamin Constant et au roman sentimental de Fromentin, cités en bonne place, éclairent la psychologie du couple sans générer pourtant une réelle émotion. Les personnages secondaires se prêtent à une peinture de milieu assez conventionnelle sans être caricaturale. L’écriture classique précise et élégante est en harmonie avec l’intrigue.