La Main rouge (America ; 2)

SARDOU Romain

1733. Philippe Muir, bâtard d’un riche marchand londonien, embarque avec d’autres pauvres pour bâtir en Amérique la nouvelle colonie de Géorgie. Il consacre sa vie à accumuler des biens par tous les moyens. Le pirate irlandais, Charles Bateman, qui a échappé à la corde, met son énergie et sa fortune, souvent mal acquise, au service d’un seul but : détruire l’Angleterre haïe. Soutenus par des femmes remarquables, portés par leurs ambitions et assoiffés de vengeance, ces deux hommes s’affrontent tandis que, poussés par les idées nouvelles, les colons d’Amérique s’arment pour l’indépendance. Commencée par La Treizième Colonie (NB novembre 2010), la saga América se poursuit par le second volet qui raconte la marche vers l’indépendance des États-Unis de 1733 à 1783. Sur une toile de fond historique documentée, Romain Sardou dresse deux portraits incisifs, deux itinéraires exemplaires et opposés, images presque caricaturales de l’Amérique. Le livre fourmille de réflexions et d’informations malgré des oublis. Peut-être ce roman historique sérieux manque-t-il de souffle épique et peine-t-il à faire vivre l’espoir soulevé par cette nouvelle « Terre Promise », au-delà des comportements souvent mesquins de ses bâtisseurs.