Sur la planète Ouranos, la vie ne subsiste plus qu’entre les murs d’Oméga, immense cité high-tech coupée d’un monde extérieur devenu hostile. Autrefois truffée de minerais précieux, la planète a été forée, abrasée et polluée. Devenue exsangue, l’avenir n’y est guère attirant. C’est en tous cas ce que pense Nash, un jeune ado de 15 ans qui ne sait quoi faire de ses journées. Alors qu’il est envoyé en exil vers la planète Troy, après avoir fait une énième bêtise, sa navette s’écrase sur Tavarnia, un monde apparemment primitif…
Fable écologique déguisée et humaniste, cette histoire d’anticipation mêle, de façon assez intelligente, les bienfaits d’une vie saine et sage, alliant le bon air de la montagne et le travail physique, et une réflexion sur l’infinité du monde qui nous entoure et nos capacités mentales pour les découvrir. L’auteur s’inspire des croyances aborigènes, du poème du Bateau ivre de Rimbaud et captive presque malgré lui en raison essentiellement, non de l’intrigue dont l’aspect écologique est à la fois un peu appuyé et ambigu, mais du caractère très attachant et humain des personnages.