Le Contemplateur

HÉAUME Stéphane

Un vieux libraire est obsédé par la mort de son jeune commis dont il fait disparaître le corps. Meurtre ? Accident ? Monsieur Combes, envahi par un sentiment grandissant de culpabilité, se terre dans sa boutique jusqu’à l’arrivée d’un nouvel employé, plus beau que le premier. Sa vie sera-t-elle aussi menacée ? Les rumeurs se propagent dans le village, alimentées par les manoeuvres de la mercière. Suffira-t-il au libraire de porter des gants blancs pour se préserver du Mal ? Et parviendra-t-il à transcender son amour ? Face à l’hypocrisie des habitants et à leur hostilité grandissante, que faire ?  Stéphane Héaume signe ici un quatrième roman à l’atmosphère aussi étrange et envoûtante que Le fou de Printzberg (NB mars 2006). Située dans un passé mal défini, l’intrigue, transcendée par un style lumineux, s’inspire directement de l’argument de l’opéra Peter Grimes de Benjamin Britten, cité en exergue. La musique, pour laquelle l’auteur a écrit plusieurs textes, se retrouve dans l’écriture qui alterne passages narratifs métaphoriques fluides, et dialogues réalistes.