Le dissident chinois

FREUDENBERGER Nell

Début du XXIe siècle, un jeune Chinois usurpe l’identité de son cousin, artiste dissident, pour partir en tant que professeur d’arts plastiques dans un lycée privé de Los Angeles. Hébergé par une famille aisée de l’établissement, il découvre le mode de vie occidental. Tout comme « M Yuan » n’est pas exactement ce qu’il prétend être, le couple qui l’accueille n’est pas aussi harmonieux qu’il se présente de prime abord.  Ce premier roman de l’Américaine Nell Freudenberger se construit très lentement, par petites touches. Le quiproquo initial est la source d’une subtile étude de moeurs, entrecoupée de souvenirs de Chine qui dissipent peu à peu la brume des faux-semblants, et de réflexions sur l’art. Une histoire finalement banale, au terme de laquelle chacun trouve, peut-être, sa juste place. La nationalité de l’enseignant et la description détaillée des « performances » produites par l’avant-garde pékinoise apportent de l’originalité et suscitent de l’intérêt.