Lin, vingt-huit ans, a passé huit années dans un camp de travail, payant ainsi sa participation aux événements de la Place Tien’ Anmen en juin 1989. Enfin libre, il entreprend de rejoindre Pékin où vit son grand-père. Pékin où disparaît la ravissante chanteuse Kaïli. Il est fait appel à Wang Mei, jeune détective privée, pour la retrouver. Au domicile de la vedette, Mei y trouve des lettres d’amour signées d’un énigmatique L, ainsi qu’un papillon de papier aux nervures d’or portant la même initiale…
Les premiers chapitres traitent de la vie de Lin et de Mei en alternance, la seconde partie étant consacrée à l’enquête. L’intrigue est légère, les péripéties plutôt insipides, narrées dans un style plat. Toutefois l’immersion dans la Chine contemporaine sauve le livre de Diane Wei Liang (née à Pékin en 1966) : la main-mise du parti sur une population partagée entre respect des traditions ancestrales et aspiration à une modernité librement assumée, transformations de Pékin, travailleurs migrants, arrangements et passe-droits, superstitions, lampions rouges … Tout cela constitue une évocation vivante.