Ray, détective privé en Angleterre, est chargé par Leon, un Tsigane, de retrouver sa fille, Rose, disparue depuis six ans. Ray contacte les membres de la famille de Rose, tous gens du voyage, en particulier Ivo, son mari et Tene, son beau-père, peu bavards sur le sujet. Le jeune Jimmy semble échapper à une maladie héréditaire qui atteint les mâles de la famille. Christo, six ans, sans doute fils de Rose et Ivo, n’a pas cette chance. Entretemps, Ray, victime d’un empoisonnement, se réveille amnésique à l’hôpital. Des ossements sont retrouvés sur un site de campement rom.
L’enquête semble adopter le même ton que La tendresse des loups (NB décembre 2008). Le récit à plusieurs voix traduit de manière réaliste la crainte, voire l’animosité, ressentie par les gens du voyage hostiles aux « gadjos », les étrangers, incapables de comprendre leur mode de vie. L’auteur fait partager, dans un style très classique, le monde mystérieux d’un peuple sans domicile fixe chez qui la famille est plus importante que tout et le secret de rigueur. Un dénouement peu crédible mais une analyse psychologique chargée d’émotion.