Le Presque

EPENOUX François d'

Marc, la cinquantaine, deux filles, vingt ans de mariage, se rend compte qu’il est insatisfait de sa « presque vie », un échec par rapport à ses ambitions de jeunesse. Malgré l’aide de ses fidèles amis, il sombre dans la dépression. Sa femme propose une séparation momentanée pour qu’il puisse prendre du recul. II saute sur l’occasion, s’installe dans la chambre de bonne qu’il occupait jadis, avec un but : rédiger le roman qu’il a toujours voulu écrire…   François d’Epenoux (Les jours areuh, NB avril 2016) s’intéresse aux relations familiales à l’épreuve du temps. La crise de la cinquantaine provient ici d’une déception générale, dans le domaine professionnel, sentimental et intellectuel. L’entourage compréhensif et généreux se révèle impuissant à combattre le mal-être du héros, son naufrage dans l’alcool et sa clochardisation progressive. L’échec de la tentative littéraire est prévisible. Une satire de la société de consommation est présentée sur un ton ironique avec une écriture facile. Mais trop de détails pratiques, de récits de cuites et de gueules de bois répétitives, un dénouement peu crédible finissent par lasser. (S.La. et M.S.-A.)