Le prince tigre.

Depuis que les chasseurs ont tué ses petits, la tigresse dévaste les villages. La vieille Lao Lao, qui connaît l’avenir, conseille au roi de livrer son fils à la tueuse, seul moyen d’apaiser sa colère. La mort dans l’âme mais confiant, le souverain dépose le petit Wen dans la forêt.

L’histoire est inspirée d’un bronze conservé au Musée Cernuschi, et d’une légende chinoise, version extrême-orientale de nos enfants-loups. Les illustrations somptueuses, employant des techniques diverses, ne laissent pas un espace blanc sur les pages découpées en fonction du rythme du récit. Les teintes fauve du pelage et du feu se détachent sur les bleu-vert de la forêt, sombres et mystérieux. Les lianes et les racines s’entrelacent avec force, les regards parlent et on se laisse prendre par l’enchantement des images. Un très bel album qui illustre la force de l’instinct maternel et la sagesse d’une éducation ouverte.