Le brillant policier de la PJ, Yoann Clivel, se rend pour raisons personnelles dans un hôpital psychiatrique. Cédant aux suppliques d’un couple désespéré, il y rencontre Sam, un adolescent autiste qui aurait la capacité d’entrer en relation avec les morts par « écriture automatique ». Parmi les fantômes qui le hantent, une femme qui dit avoir été assassinée. Avec l’aide involontaire d’un autre jeune, Nathan, dont il arrive à déchiffrer les intuitions, il se trouve devant une autre révélation, l’assassinat de son père quand il avait dix ans. Natacha Calestrémé, après Le testament des abeilles (NB janvier 2012), propose une enquête classique : héros conventionnel et imbrication de deux énigmes. Rapidement mené, ce roman est agréable à lire. L’auteur innove en abordant le domaine du paranormal en la personne de deux jeunes gens qui, intervenant de façon très habilement agencée, expriment des messages extraordinaires. Cette intrusion dans le domaine de l’intuition et plus encore de l’autisme est particulièrement intéressante ; les modes de prise en charge de ce redoutable isolement sont bien exposées et vigoureusement dénoncées. Cela ne peut laisser indifférent. (J.M. et A.Be.)
Le voile des apparences
CALESTRÉMÉ Natacha