Les affreux chandails de Lester

CAMPBELL K.G.

Lester ne s’aime que tiré à quatre épingles, les chaussettes au genou, la raie impeccable. Sa vie est bouleversée par l’arrivée de cousine Clara et de son panier à tricoter, d’où sort le premier d’une série de chandails, tous plus atroces les uns que les autres. Il y a le jaune sale à pompons violets, le bleu canard à cinq manches, le vert à pois roses. Si l’un disparaît, aussitôt un nouveau apparait.

 L’histoire a un petit goût de vécu dans une famille anglaise bon genre ; on remercie gentiment, et on porte le pull détesté. Silhouettes grassouillettes, fauteuils à oreillettes, coiffures crantées évoquent avec humour un monde au passé simple, où le héros, capable de résistance énergique, découvre, étonné, que ce qui faisait son malheur peut être apprécié dans un monde différent du sien.

Farfelu, malgré une atmosphère vieillotte. (B.A.)