En Suède, Ellinor recherche l’homme idéal sur Internet ; après plusieurs expériences malheureuses, elle rencontre Calisto, critique littéraire riche et obèse. À Stockholm, Max Lamas, écrivain en panne d’inspiration, s’ennuie auprès de sa femme après vingt ans de mariage. Il rencontre Calisto et sa ravissante femme aveugle, Mildred. En Italie, Lucrezia, jeune aristocrate disgracieuse et ruinée, s’apprête à vendre par obligation le palais familial. Ces personnages disparates sont réunis par un manuscrit, Les amants polyglottes, qui n’existe qu’en un seul exemplaire et qui a disparu. Lina Wolff, Suédoise de quarante-quatre ans, a vécu en Espagne et en Italie et a reçu le prix August pour ce deuxième roman. Dans une intrigue un peu décousue et fort peu crédible, elle met en scène des personnages falots, empêtrés dans un quotidien glauque. Seule la famille italienne d’aristocrates décalés apporte un zeste de piquant. L’admiration que l’auteur voue à Michel Houellebecq est prégnante à chaque page et, quoique bien écrit, ce livre peine à retenir l’attention du lecteur tant le rythme est lent et les relations entre les protagonistes improbables. (M.-F.C. et S.L.)
Les amants polyglottes
WOLFF Lina