C’est bientôt l’hiver. Petit Ours, qui rêve de voir la mer, accepte bien volontiers de suivre le musicien ambulant qui lui propose de l’accompagner: voilà qui promet d’être beaucoup plus amusant qu’une saison à dormir! Avec lui, il apprend à danser, puis le quitte pour animer une discothèque, participer à un cirque et, enfin, voir la mer! Il travaille alors dans un restaurant, à la plonge tout en jonglant. Quand l’été arrive, il repart pour sa forêt d’origine… où il croisera une jolie Ourse.
Rien de bien nouveau sous le soleil des ours. À l’image des illustrations, aquarelle et crayon tout en douceur et couleurs, l’univers dans lequel évoluent Petit Ours et les gens qu’il rencontre dans ses pérégrinations sont sourire et gentillesse. Aucune tension dramatique, donc, juste une promenade qui ne fait pas vraiment sens et n’a pas grand intérêt, mélangeant pseudo-réalisme et imagerie traditionnelle ; on ne peut guère appeler cela un voyage initiatique. C’est joli, mais convenu jusque dans la chute, et très creux. Helga Bansch (Je veux un chien!, NB, novembre 2009) peut faire beaucoup mieux.