Les Enfants perdus

HAUTER François

Stanislas, un riche industriel strasbourgeois s’effondre lorsqu’il apprend que la tête de son fils unique est mise à prix en Australie. À Haïti, le pauvre Bienaimé quitte son village pour Port-au-Prince dans l’espoir de trouver un travail pour sauver sa fille de la misère. À Hong Kong, l’annonce de la peine de mort qu’encourt sa fille pour trafic de drogue en Thaïlande ébranle Rose, une puissante femme d’affaires. Sur le chemin de leurs recherches le destin de ces trois parents déboussolés va se croiser.     François Hauter (Planète Chinoise, NB juin 2008), ex-rédacteur en chef du Figaro, met ici en scène, dans une sorte de conte un rien moralisateur, un trio improbable, illustrant la pauvreté, la richesse et le pouvoir de l’argent. Trois personnages, trois histoires qui s’entremêlent et autant de regards sur un monde qu’ils croyaient connaître, qu’ils découvrent et qui les surprend. L’auteur fait le portrait au vitriol d’une société contaminée par l’argent avec tous les clichés qui s’y rattachent. Avec un zeste d’exagération, il loue la Nature et ses effets bénéfiques sur l’homme. Comme une histoire qui finirait bien, les meilleurs ne sont pas ceux que l’on imagine. (L.C. et A.B.)