Les événements de la seconde guerre mondiale font se croiser sans se connaître les hommes de trois générations. Le grand-père, avec une jeune Polonaise d’une beauté ensorcelante et une poignée de Juifs exilés, constitue le réseau de résistance de Chambord. Les graffitis du château en sont les derniers vestiges que son fils tente de décrypter. Une mystérieuse enveloppe envoyée au petit-fils va sortir ce dernier d’une existence insipide marquée par un tabou concernant l’histoire de ses parents.
Olivia Elkhaim signe un brillant premier roman sur le thème de la mémoire et de l’oubli. Les trois récits d’époques différentes sont étroitement imbriqués les uns dans les autres, avec brio, sans se confondre ni perdre le lecteur. La prose, faite de phrases courtes, est agréable sans être présomptueuse. L’histoire de ces destins tragiques est racontée avec élégance et pudeur dans un registre pathétique sans jamais être emphatique.