Les vacances du petit renard

CAHN Arthur

Paul, ses parents et sa jeune soeur arrivent dans la maison familiale pour passer l’été. Une tante célibataire est déjà là. Hervé, quadra attirant, est son invité. L’atmosphère est souvent lourde et tous se plient tant bien que mal au jeu de la bonne entente. Un iPad, cadeau reçu pour ses quatorze ans, devient bientôt la préoccupation essentielle de l’adolescent. Il prend l’habitude de se connecter à un site pornographique, un peu par ennui, plus sûrement pour répondre à ses fantasmes. Divers sentiments et pulsions l’assaillent…  Ce roman, plutôt déluré, ressasse les émois érotiques d’un garçon, thème rebattu s’il en est. Il s’agit ici d’homosexualité que l’auteur se plaît à décrire dans sa brutalité, sans omettre les détails les plus crus. Cet aspect omniprésent du récit contraste avec les descriptions lyriques de la nature. Les relations familiales épinglées avec justesse contribuent heureusement à divertir du huis clos addictif et assez sordide. Restent la spontanéité de l’écriture et le ton désabusé allant de pair avec une certaine naïveté. La sensualité oisive de la parenthèse estivale cadre bien avec le difficile passage des bonheurs simples de l’enfance à ceux, attendus, de l’âge adulte. (M.Bi. et M.-A.B.)