En 1527, le jeune gentilhomme castillan, Alvaro Nuñez Cabeza de Vaca, s’embarque pour le Nouveau Monde, plein d’enthousiasme et d’illusions et déçu de ses compagnons, soudards cupides ou religieux intolérants. Après des tempêtes successives, la flotte est décimée. Accompagné d’un ami et de son esclave noir, Alvaro est recueilli par des Indiens de Floride. En disant trois Pater et inspiré par Mahona, le Grand Esprit, il fait des miracles ; cela les sauve définitivement. Il s’adapte aux coutumes, apprend le hopi, s’unit à la fille du chef et revient en Espagne avec femme et enfant après un long périple.
Il « s’en fut conquérant et revint désarmé ». C’est ainsi qu’Alvaro, exilé en famille à Oran, résume son parcours à son fils. De ce récit authentique, Henri Gougaud a tiré une histoire mi-conte merveilleux, mi-roman d’aventures, en illustrant des thèmes déjà abordés dans des ouvrages précédents (Le voyage d’Anne, NB juillet 2005) : humanisme, tolérance, bonté. L’amour triomphe malgré les vicissitudes.