L’orpheline de Manhattan

DUPUY Marie-Bernadette

En 1886, après de tragiques événements, Elisabeth Dusquesne perd ses deux parents, Catherine et Guillaume, qui avaient décidé d’émigrer à New-York. Après une nuit dans Central Park, l’orpheline apeurée est renversée par la calèche des richissimes Woolworth qui la recueillent et l’élèvent comme leur propre fille. Le jour de ses seize ans, elle découvre que de l’autre côté de l’Atlantique, sa famille française ne s’est jamais résignée à l’avoir perdue.  Jalousie, mensonges, sexe et violence sur fond de silences, de rivalités et de déchirements familiaux sont à l’honneur dans ce long roman planté intelligemment entre New York et les terres viticoles des Charentes. Un tourbillon de situations, de rebondissements, d’énigmes à tiroirs, suspendus au destin de la jeune héroïne, surgissent de la plume, alerte et efficace, de Marie-Bernadette Dupuy (Astrid : la reine bien-aimée, NB janvier-février 2019). Cette jeune fille, à la fois naïve et déterminée, entourée de personnages parfois malveillants, doit déjouer de nombreux pièges et se libérer d’un passé fantomatique qui vient hanter ses nuits. Classique, bien documenté, sans réelle surprise, ce roman fleuve se lit facilement. (R.C.G. et M.Bo.)