Meyer, quarante ans, désabusé et rongé par l’angoisse, est un as de l’informatique dans une grande entreprise de Los Angeles, mais sa passion, sa vie, c’est le jazz : il est saxophoniste dans un groupe de copains qui joue régulièrement dans un bar. Sa vie amoureuse est compliquée : deux enfants de deux épouses différentes et il vit avec sa future ex – qui va forcément le quitter tellement il est irresponsable ! Il aime ses enfants et leurs mères, mais ne sait comment se débrouiller avec eux. Soudain le ciel lui tombe sur la tête, en plusieurs morceaux… Dans ce premier roman traduit en français, Steven Sidley utilise des éléments autobiographiques : saxo, informatique et surtout judéité avec l’humour qui forcément l’accompagne. Le héros, adolescent très attardé, imagine toujours une catastrophe, même à partir de faits minuscules. On rit souvent, mais quand la mort se profile, on rit moins – on rit quand même. De belles pages sont consacrées à la musique, au saxo, instrument vibrant, déchirant, à la relation intime du narrateur avec la musique qui le bouleverse et donne un sens à sa vie. Parcours initiatique d’un homme moins superficiel qu’on ne le croyait. (M.-C.A. et S.L.)
Meyer et la catastrophe
SIDLEY Steven Boykey