Hania, jeune artiste peintre aux racines polonaises, élevée dans la culture slave par sa grand-mère Wanda, quitte Douai pour Lille où elle espère trouver du travail. À une soirée, elle rencontre Wilhelmine, une veuve septuagénaire, élégante et riche, qui se prend d’affection pour elle. Elle va découvrir peu à peu l’histoire de sa famille émigrée au début du XXe siècle pour travailler dans les mines de charbon du Nord de la France. Intriguée par la figure mystérieuse de son grand-père Stanislas, elle tente de reconstituer le destin tourmenté de cet homme. Annie Degroote (D’infinies promesses, NB décembre 2015) exploite dans ce nouveau roman ses thèmes favoris en s’attachant à faire revivre sa région natale des Flandres à travers ses traditions et ses habitants. Dans ce récit, elle plonge le lecteur dans l’atmosphère des bassins houillers où les Polonais tentaient, au début du siècle dernier, de gagner leur vie, elle évoque leur intégration. Les personnages, sympathiques mais si convenus, s’affairent sur la musique de Chopin ! L’intrigue assez ténue se tisse autour d’un secret de famille bien gardé. Elle manque cependant de vigueur et de rebondissements et le déroulement artificiel peine à retenir l’intérêt. (C.R.-G. et M.Bo.)
Nocturne pour Stanislas
DEGROOTE Annie