Quatre ans se sont écoulés depuis la sortie des deux premiers tomes (NB octobre 2007) de cette série narrant la survie d’humains dans un monde envahi par les morts-vivants. Le succès de Walking Dead est phénoménal auprès des 15 ans et plus en dépit de son environnement peu ragoutant : villes à l’abandon, corps dévorés par les zombies, violence en gros plan. L’adaptation télévisuelle existe déjà et doit sortir très prochainement en France. Ce succès est mérité, assuré par un dessin noir et blanc réaliste et clair, une narration alerte et l’intelligence d’un scénario proposant des personnages de chair et de sang – très appréciés à ce titre des zombies !- en proie à des situations extrêmes. À chaque épisode, le road-movie de Rick, l’ex-flic manchot, qui court avec son fils d’une communauté de survivants à l’autre – ici celle d’Alexandria, près de Washington, commandée par l’expérimenté Douglas Moore – s’enrichit de nouvelles figures. Tous s’interrogent sur leur capacité à se comporter en êtres humains et à résister à la sauvagerie. Celle, extérieure, des morts-vivants, celle, intérieure, tapie en eux-mêmes.
Point de non-retour (Walking dead ; 13)
KIRKMAN Robert, ADLARD Charlie