Marc Lambron, normalien, Ă©crivain, conseiller dâĂtat et acadĂ©micien français (Tu nâas pas tellement changĂ©, NB mars 2014), fait paraĂźtre son journal intime de 1997, lâannĂ©e de ses quarante ans. Ses nombreuses activitĂ©s sont surtout marquĂ©es par des dĂ©jeuners et des dĂźners en ville, avec les potins du « petit » monde intellectuel, politique et artistique de lâĂ©poque, ainsi que par ses rencontres journalistiques et prestations tĂ©lĂ©visuelles. Des pages Ă©mouvantes suivent la maladie et la mort de son pĂšre, aprĂšs celle de son jeune frĂšre, provoquant une rupture de quarante jours dans le rĂ©cit. On suit avec intĂ©rĂȘt les polĂ©miques et les Ă©loges aprĂšs la sortie de son livre sur le rĂ©gime de Vichy, 1941 (NB octobre 1997), qui frise le Goncourt. Assez satisfait de cette vie, drĂŽle sinon caustique, Marc Lambron fait montre dâune plume alerte aiguillonnĂ©e par un sens de la formule. Câest Ă la fois people et brillant, digne de Saint-Simon, mais qui sâintĂ©ressera Ă ce carnet littĂ©raire et mondain du Tout-Paris ? (H.V. et D.D.)
Quarante ans
LAMBRON Marc