1922, dans le sud des Etats-Unis. Comme partout dans le pays, la prohibition est solidement installée. Il y a ceux qui la respectent, et les autres … Parmi ces derniers, il y a Doyle Doohan ; bouilleur de cru à ses heures et producteur clandestin d’alcool. Il travaille donc avec la pègre et ses guerres de gangs, d’où une élimination définitive de l’homme et de son outil de production. Ne reste de sa courte vie que Mojo, son tâcheron indien et sa fille Julie, étudiante chimiste. Elle et les habitants du village entendent bien poursuivre la production et retrouver les assassins de Doyle.
Le scénario est rondement mené, avec de multiples interactions et d’histoires dans l’histoire. Il souffre pourtant parfois d’un peu d’outrance dans les actions et les situations aboutissant à une incrédulité du lecteur. Le thème de la prohibition est ici traité avec une vision « producteur » et rurale ; les mêmes cause ayant les mêmes effets, on y retrouve le même climat de violence que si l’on était au beau milieu de Chicago. Le dessin d’inspiration classique est assez original et particulièrement agréable, pour un résultat global très intéressant. Les auteurs nous laissent en haleine pour la lecture de la suite …