1940, à Paris sous l’occupation allemande. Trois lycéens, un infirmier, une coiffeuse, une chanteuse, une employée de boulangerie, une jeune fille travaillant dans une maison de couture : ce petit groupe de Zazous se retrouve régulièrement au Café Eva, dans le quatorzième arrondissement, notamment pour écouter du jazz. Leur résistance à l’occupant commence par des manifestations qui peuvent sembler dérisoires, puis se durcit… Comme la plupart de ses livres, Gérard de Cortanze (Les amants de Coyoacán, NB mai 2015) situe celui-ci dans un contexte historique. En véritable conteur, mais en s’appuyant sur des sources sérieuses (articles de journaux de tous bords, messages diffusés par différentes radios de l’époque), il réanime une période particulièrement terrible. Malgré les graves difficultés de la vie quotidienne : coupures de courant, couvre-feu, métros inexistants, froid intense, manque d’alimentation…, le jeune Français veut vivre et s’amuser. L’auteur fait donc le tour de tous les événements culturels : romans, philosophie, pièces de théâtre, chansons, musique, surtout le swing… Malheureusement ce mariage entre roman et documentaire, encombré de longueurs inutiles, n’est pas vraiment réussi, les personnages manquent un peu de consistance et le lecteur se lasse. Dommage ! (B.D. et C.Bl.)
Zazous
CORTANZE Gérard de